JOURNAL OFFICIEL DU SENEGAL

MINISTERE DE L’URBANISME DE L’HABITAT DE LA CONSTRUCTION ET DE L’HYDRAULIQUE

DECRET n° 2010-779 du 15 juin 2010

DECRET n° 2010-779 du 15 juin 2010
portant révision du règlement d’urbanisme
de la zone des Almadies de la Ville de Dakar.

RAPPORT DE PRESENTATION

En 1972, la zone des Almadies a fait l’objet d’un Plan d’Urbanisme de détails approuvé par décret n° 72-387 du 7 avril 1972. Un règlement d’Urbanisme a été élaboré à cet effet en vue de règlementer l’occupation du sol.

Cette zone est en proie actuellement à une forte urbanisation. La pression foncière que connait la capitaine en général et le site des Almadies en particulier, a mis à rude épreuve la réglementation en vigueur de la zone.
Aux prix des terrains qui sont montés en flèche s’est ajoutée une forte fièvre de la construction.

Naguère classée zone résidentielle, la zone des Almadies est en passe de devenir comme celle du plateau de Dakar avec des immeubles de commerces, de services, de bars dancing, etc.

La densification du bâti qui s’est opérée de manière générale sur le site, est en effet la conséquence directe des changements des conditions socio-économiques du pays liées à la forte urbanisation et aux besoins de plus en plus pressants de locaux à usage d’habitation, de bureaux et de commerces.
Pour mettre en cohérence l’occupation de la zone avec les nouvelles conditions socio-économiques, un nouveau règlement d’urbanisme a été élaboré. Ledit règlement procède à des changements notables notamment au niveau des Coefficients d’Occupation du Sol (C.O.S.) et dans une moindre mesure des Coefficients d’Emprise du Sol (C.E.S.).

Des changements ont été opérés en tenant compte de la taille des parcelles, l’emprise des voies des différents secteurs et sous secteurs et zones du site ainsi que de la tendance actuelle de l’occupation de l’espace notamment un nouveau fonctionnel.
Telle est l’économie du projet de décret.

Le Président de la République

Vu la Constitution ;

Vu la loi 1976-66 du 2 juillet 1976 portant Code du Domaine de l’Etat, modifié ;

Vu la loi 1976-67 du 2 juillet 1976, relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et autres opérations foncières d’utilité publique ;

Vu la loi 1996-07 du 22 mars 1996 portant transfert de compétences aux Régions, aux Communes et aux Communautés Rurales ;

Vu la loi 2008-43 du 20 août 2008 portant Code de l’Urbanisme, modifié ;

Vu le décret n° 72-387 du 7 avril 1972 portant approbation du plan d’urbanisme de détails des Almadies ;

Vu le décret n° 77-563 du 3 juillet 1977, portant application de la loi 76-67 du 2 juillet 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et d’autres opérations foncières d’utilité publique ;

Vu le décret n° 81-557 du 21 mai 1981 portant application du Code du Domaine de l’Etat en ce qui concerne le domaine privé ;

Vu le décret n° 96-1138 du 27 décembre 1996 portant application de la loi 96-07 portant transfert de compétences aux Régions, aux Communes et aux Communautés Rurales en matière d’urbanisme ;

Vu le décret n° 2008-208 du 4 mars 2008 modifiant le règlement d’urbanisme des zones 12, 13, 14 et 15 des Almadies ;

Vu le décret n° 2009-622 du 30 juin 2009 approuvant le Plan Directeur d’Urbanisme de Dakar ;

Vu le décret n° 2009-1450 du 30 décembre 2009 portant application du Code de l’Urbanisme ;

Vu le décret n° 2009-451 du 30 avril 2009, portant nomination du Premier Ministre ;

Vu le décret n° 2009-1405 du 22 décembre 2009 portant répartition des Services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les Ministères modifié par le décret n° 2010-421 du mars 2010 ;

Vu le décret n° 2009-1432 du 24 décembre 2009 mettant fin aux fonctions d’un Ministre, nommant un nouveau ministre et fixant la composition du Gouvernement.
Sur le Rapport du Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique :

Decrete :

Article premier. - Champ d’application du Règlement d’Urbanisme

Le présent décret s’applique à la zone des Almadies de la ville de Dakar délimitée ainsi qu’il suit :

- A l’Est par la limite Ouest de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar ;

- A l’Ouest, au Nord et au Sud par le rivage marin (Océan Atlantique).

TITRE 1. - DISPOSITIONS GENERALES.

Article 2. - Objet.

Le Règlement définit :

- La nature et les conditions de l’occupation du sol ;

- Les règles d’aménagement et les servitudes d’intérêt général.

Article 3. - Division en secteur
des Almadies.

L’aire des Almadies est subdivisée en trois secteurs numérotés H1, H2 et H3 tels que matérialisés dans le plan ci-dessous.

Les limites de ces trois (3) secteurs cités ci-dessus sont ainsi définies :

.le secteur H1 est délimité :

- à l’Est par le secteur H2 ;

- à l’Ouest et au Sud par le rivage marin (Océan Atlantique) ;

- au Nord par l’hôtel Méridien Président et l’extension sud du village de Ngor.

.Le secteur H2 est délimité :

- au Nord et au Sud par le secteur H1 et le rivage marin (Océan Atlantique) ;

- à l’Est par le secteur H3, la limite de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, le secteur H1 et les lotissements compris entre la zone 18 et le mur de l’aéroport ;

- à l’Ouest par le secteur H1 et l’Océan Atlantique.

.Le secteur H3 est délimité :

- au Nord et à l’Ouest par le secteur H2 ;

- au Sud par le rivage marin (Océan Atlantique) ;

- à l’Est par la limité de l’aéroport Léopold Senghor de Dakar.

Les secteurs H1 et H2 sont subdivisés respectivement en trois (3) et deux (2) sous secteurs, eux-mêmes subdivisés en zones numérotées de 1 à 18.

Le secteur H1 est composé des sous secteurs H1B, H1C et H1D.

Le sous secteur H1B est composé de la zone 18 ; le sous secteur H1C ; des zones 5, 6, 7 et 8.

Le secteur H2 est composé des sous secteurs H2B et H2C.

Le sous secteur H2B comprend les zones 10, 11, 16 et 17 et la sous secteur H2C ; de la zone 4.

Le secteur H3 est composé des zones 12, 13, 14 et 15.

Tableau n° 1. - Division et subdivision des Almadies

Secteur
H1
H2
H3
Sous secteurs
H1B
H1C
H1D
H2B
H2C
 
Zones
18
05-06-07-08-09
01-02-03
10-11-16-17
04
12-13-14-15

La réglementation de ces différentes divisions et subdivisions des Almadies est contenue dans le Titre II.

Article 4. - Autorisation de construire

Tout projet de construction, de réfection ou de confortation d’immeuble, pour être réalisé, doit obtenir une autorisation de construire.
L’autorisation de construire est refusé dans tous les cas de projet de consolidation, de réfection ou d’agrandissement d’immeubles situés sur un terrain où la construction est interdite, ou pour les parties d’immeuble frappées de servitudes particulières, notamment
d’alignement.

La démolition d’immeubles ou parties d’immeubles doit dûment faire l’objet d’une autorisation de démolir.

Chapitre 2. - Nature de l’Occupation et de l’Utilisation du Sol.

Article 5. - Occupations et utilisations du sol interdites.

Sont interdites :

- le morcellement de parcelles existantes, d’une superficie inférieure aux minima requis en application de l’article 10 ;

- le dépôt de ferrailles, de vieux matériaux, de déchets, le stockage de vieux véhicules et d’épaves ;

- les affouillements et exhaussements de sol, l’ouverture ou l’exploitation de carrières, la décharge de gravats ou de matériaux divers ;

- les dépôts d’hydrocarbures, sauf à l’intérieur des stations de services autorisées ;

- les établissements, installations ou utilisations du sol qui, par leur destination, leur nature importance ou leur aspect, sont incompatibles avec la salubrité, la tranquillité, la sécurité publique ou la bonne tenue d’un quartier d’habitation ;

- les constructions et occupations dans les zones « non aedificandi » ;

- les constructions et occupations dans les zones à risques.

Article 6. - Occupations et utilisations du sol autorisées.
Sont autorisées :

- les constructions à usage d’habitation (individuelle et collective), de commerces, de bureaux, avec leurs annexes et les activités dont le voisinage est compatible avec l’habitat ;

- les équipements culturels, culturels et sociaux ;

- les espaces verts, les aires de jeux, de stationnement permanent des voitures et de service liées à l’habitation ;

- les lotissements et morcellements de parcelles, à la condition que les lots issus de ces partages correspondent aux minima requis à l’article 10 ;

- les installations et équipements techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou des établissements d’intérêt collectif (assainissement, eau potable, électricité, télécommunications, etc.) ne constituant pas une gêne pour le voisinage ;

- la reconstruction de bâtiment sous réserve qu’elle respecte les dispositions du présent règlement ;

- les affouillements et exhaussements du sol pour la réalisation de constructions admises dans la zone des Almadies et de retenues d’eau nécessaires à la sécurité incendie, à l’adduction en eau potable ou à l’irrigation ainsi que pour la réalisation de piscines privées (couvertes ou non) et des infrastructures routières en dehors des zones humides.

Article 7. - Accès et voirie.
Tout terrain enclavé est inconstructible à moins que son propriétaire bénéficie d’une servitude de passage de 5 mètres et présentant les caractéristiques définies au paragraphe ci-dessous.

Les terrains devront être desservis par des voies carrossables et en bon état d’entretien, dans des conditions répondant à l’importance et à la destination des constructions qui doivent y être édifiées, notamment en ce qui concerne la commodité de la circulation et des accès, et des moyens d’approche permettant une lutte efficace contre l’incendie.

Les impasses doivent être aménagées de manière à permettre aux véhicules la possibilité de faire des manœuvres.
Les accès carrossables à la voirie devront être étudiés de façon à ne pas créer de gêne pour la circulation et ne pas porter atteinte à la sécurité publique.

Article 8. - Stationnement.
Le stationnement des véhicules est assuré en dehors de la voie publique.
Sont soumis au respect de la norme de stationnement :

- toute construction neuve ou reconstruction ;

- tout aménagement, extension de bâtiment existant et changement de destination concernant la création de logements, de bureaux et de commerces.

Les normes de stationnement dans la zone des Almadies sont les suivantes :

Habitations :

- pour le logement collectif : 1 place de stationnement par tranche complète de 45 m2 de surface Hors Œuvre Nette 1 (SHON), avec un minimum de 1 place de stationnemnt par logement ;

- pour le logement individuel : 2 places de stationnement dont 1 au moins couverte.

Bureaux :

- 1 place de stationnement par tranche complète de 50 m2 de SHON.

Hébergement hôtelier :

- 1 place de stationnement pour 3 chambres, auxquelles s’ajoutent, le cas échéant les places résultant de l’application de la norme aux salles de réunion, conférence, etc.

Commerce :

- 1 place de stationnement par tranche complète de 50 m2 de surface de vente lorsque celle-ci est inférieure à 300 m2,

- 1 place de stationnement par tranche complète de 30 m2 de surface de vente lorsque celle-ci est comprise entre 300 m2 et 2.000 m2,

- 1 place de stationnement par tranche complète de 20 m2 de surface de vente lorsque celle-ci est supérieure à 2.000 m2.

Equipements collectifs - Artisanat :

- Le nombre de places de stationnement à créer est estimé en fonction, de l’importance de la vocation et des besoins du projet. Une note exprimant ces besoins est jointe à la demande d’autorisation de construire.

Equipements hospitaliers et établissements de santé :

- 1 place de stationnement pour 2 lits créés. Une note exprimant ces besoins est jointe à la demande d’autorisation de construire.

Salle de réunion - restaurant - salle de spectacles - lieu de culte :

- une note exprimant les besoins doit être jointe à la demande d’autorisation de construire afin d’apprécier le nombre de places nécessaires. En absence de ladite note, la norme sera d’une place de stationnement par tranche complète de 10 m2 de SHON ouverte au public.
La dimension minimale des places de stationnement est 2,5 mètres x 5 mètres.

Pour le cas des deux roues, le stationnement doit être dimensionné sur une base de 1,5 m2 par place. Les normes ci-après sont ainsi appliquées.

- Pour les constructions de logements collectifs, de bureaux, salle de réunion et salle de spectacle : 1 place de stationnement deux roues par tranche complète de 100 m2 de SHON ;

- Pour les constructions à usage d’équipement collectif et d’artisanat, une note exprimant ces besoins est jointe à la demande d’autorisation de construire.

Article 9. - Desserte par les réseaux.

Alimentation en eau :

Toute construction ou installation nouvelle susceptible de requérir une alimentation en eau potable doit être desservie par un réseau de distribution d’eau potable conforme aux lois et règlements en vigueur.

Assainissement :

Toutes les constructions doivent être équipées d’une installation d’assainissement, conformément aux
dispositions de la règlementation en vigueur en matière d’assainissement.
Eaux pluviales :

Tout aménagement réalisé sur un terrain ne doit jamais faire obstacle à l’écoulement des eaux pluviales.

De plus toute construction devra respecter une hauteur de première dalle supérieure au niveau du ruissellement de la voirie. Tout aménagement situé en dessous de ce niveau devra être protégé contre l’envahissement des eaux pluviales et / ou être équipé de moyens d’assèchement adéquats.

Lorsque le réseau correspondant existe et présente des caractéristiques suffisantes, les eaux pluviales recueillies sur le terrain doivent y être irriguées par des dispositifs appropriés.

En l’absence de réseau ou en cas de réseau insuffisant, des aménagements adaptés à l’opération et au terrain (ex : bassins tampons, …) doivent être réalisés pour permettre le libre écoulement des eaux ou pour en limiter les débits.

Eaux usées :

Toutes les eaux et manières usées doivent être évacuées par des canalisations souterraines raccordées au réseau d’assainissement collectif s’il existe.

Lorsque le terrain est situé en contrebas du réseau collectif existant, son raccordement aux collecteurs par dispositifs individuels appropriés (ex : pompe de refoulement) pourra être imposé.

En cas d’assainissement individuel, le dispositif mis en place doit être conforme aux lois et règlement en vigueur.

Autres réseaux :

Les lignes de distribution de fluides divers ou d’énergie électrique, d’éclairage public et de télécommunications doivent être installées en souterrain chaque fois que les conditions techniques le permettent et notamment lorsque le réseau primaire est souterrain.

Article 10. - Caractéristiques des terrains

Pour être constructible, un terrain doit avoir une surface minimale comme établi dans le tableau n° 2 ci-après :

Tableau n° 2. - Superficie des terrains aux Almadies

Secteur
 
H1
H2
H3
Sous secteur
 
H1B
H1C
H1D
H2B
H2C
 
Zones
 
18
05-06-07-08-09
01-02-03
10-11-16-17
04
12-13-14-15
Superfice
maxi
1.000
1.500
2.000
1.000
1.500
1.000
235
parcelle (m2)
mini
500
750
1.000
500
750
500
 

Dans le cadre des divisions ou morcellements de parcelles, les lots issus de ces partages doivent correspondre aux minima requis dans le tableau indiqué au présent l’article.
Article 11. - Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises.
Cas général :
Sauf dispositions particulières portées au plan,
l’implantation des constructions principales sera
autorisée ou imposée selon l’alignement particulier défini globalement par les constructions avoisinantes, en
respectant la continuité du front de rue, afin de ne pas rompre l’harmonie de l’ensemble.
Cas particulier :
Toutefois, dans le cas d’immeubles contigus construits suivant un alignement, l’implantation des constructions en prolongement d’un immeuble voisin pourra
être imposée afin de ne pas rompre l’harmonie de l’ensemble.
Des implantations différentes de celles définies ci-dessus ne pourront pas être autorisées dans le cas de reconstruction.
Les locaux techniques (générateurs, locaux poubelles, vélos,…) doivent être aménagés conformément à la réglementation en vigueur.
Article 12. - Implantation des constructions
par rapport aux limites séparatives.
Le présent article s’applique aux limites séparatives entre deux propriétés et non aux constructions
enterrées.
La contiguïté des constructions dans les différents secteurs des Almadies n’est pas autorisée. Les bâtiments doivent être implantés isolément en limite séparative avec un recul défini suivant la superficie de la parcelle du secteur sauf pour les parcelles de 235 m2 situées dans le secteur H3.
Pour les constructions enterrées, la contiguïté peut atteindre les limites de la parcelle.
Implantations par rapport aux limites séparatives latérales
Dans les secteurs H1, H2 et H3, les constructions de parcelles dont la superficie minimale est de 500 m2 sont implantées isolément des parcelles voisines avec un recul de 5 mètres.

Pour les parcelles situées dans le secteur H3 dont la superficie est 235 m2, la construction en mitoyenneté sur les limites séparatives latérales est autorisée.
Retrait par rapport à l’alignement sur rue
La construction en alignement sur rue n’est pas autorisée. Les bâtiments devront être implantés en retrait selon les secteurs :
- pour les parcelles des secteurs H1, H2 et H3 dont la superficie minimale est de 500 m2 un retrait de 5 mètres par apport à l’alignement sur rue ;
- pour les parcelles du secteur H3 dont la superficie est de 235 m2, un retrait de 3 mètres sur rue est autorisé.
Implantation par rapport à la limite séparative de fond de parcelles
Le recul en limite séparative de fond de parcelles est de 5 m minimum pour tous les secteurs.
Les constructions annexes et les piscines établies en recul des limites séparatives doivent être implantées en mitoyenneté ou bien 2,5 mètres minimum de la limite séparative. Ces constructions sont en rez-de-chaussée.
Article 13. - Implantation des Constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété
Les bâtiments situés sur une même propriété doivent être implantés de telle manière que les baies éclairant les « pièces principales » ne soient masquées par aucune partie d’édifice qui, à l’appui de ces baies, seraient vues sur un angle de plus de 45° au dessus du plan horizontal.
Toutefois, pour la façade la moins ensoleillée, cet angle peut être portée à 60°, à condition que la moitié ou plus « des pièces principales » prennent jour sur cette façade.
La distance (d) entre deux bâtiments est au moins égale à la différence de hauteur entre la dalle du premier niveau d’habitation de l’un et l’égout, l’acrotère ou le faîtage de l’autre et réciproquement.
Cette distance se mesure en tout point au nu des façades.
Article 14. - Coefficient d’Emprise au Sol.
Le coefficient d’emprise au sol fixe le pourcentage maximum de la surface bâtie par rapport à la surface totale du lot.
Le CES est fixé comme suit dans le tableau n° 3.

Secteurs
 
H1
H2
H3
Sous secteurs
 
H1B
H1C
H1D
H2B
H2C
   
Zones
 
18
05-06-07-08-09
01-02-03
10-11-16-17 04
12-13-14-15
Surperficie parcelle (m2)
maxi
1.000
1.500
2.000
1.000
1.500
1.000
235
mini
500
150
1.000
500
750
500
 
Coefficient d’emprise au sol (CES)
45%
40%
45%
40%
     

 

Article 15. - Coefficient d’Occupation du Sol.

Le coefficient d’occupation du sol est défini par le rapport :

C.O.S. = SP/SL avec SP : Surface de Plancher hors œuvre nette

SL : Surface du Lot

La surface de plancher hors œuvre nette d’une construction est égale à la surface hors œuvre brute (somme de surface de plancher de chaque niveau de la construction), après déduction :

- des surfaces de plancher hors œuvre des combles et des sous sols non aménageables ;

- des surfaces de plancher hors œuvre des toitures, terrasse, des balcons, des logis, ainsi que des non closes situées en rez-de-chaussée ;

- des surfaces de plancher hors œuvre des bâtiments ou des parties de bâtiment aménagés en vue du stationnement des véhicules.

Le COS est fixé comme suit dans le tableau n° 4. (Voir annexe n° 1)

Article 16. - Hauteur des constructions

La hauteur des constructions est fixée comme indiqué dans le tableau n° 5. (Voir annexe n° 2).

Article 17. - Espaces libres, plantations et clôtures

Les espaces libres correspondent à la surface du terrain, déduction faite de l’emprise des constructions telle que définie par le Coefficient d’Emprise au Sol.

Au moins un arbre de haute tige ou fruitier doit être planté ou préservé par tranche de 100 m2 de terrain libre, dont 1 arbre pour 3 places de stationnement aériennes. Ces arbres peuvent être situés dans les cours, les parkings extérieurs et tout autre espace concourant à l’aménagement paysager de l’opération.
Les clôtures doivent s’harmoniser avec les clôtures existantes et ne pas excéder 2 mètres de hauteur.

Les murs appareillés existants sont dans la mesure du possible conservés et restaurés.
Des clôtures différentes sont autorisées pour des motifs liés à la nature des constructions (ex. : dispositif pare ballon) ou pour des règles de sécurité particulières.

Les locaux techniques et les équipements techniques liés aux réseaux doivent être intégrés au bâti principal ou aux annexes, ou faire l’objet d’une intégration dans une petite construction qui tient compte de l’environnement bâti.
Les coffrets, compteurs, boites aux lettres notamment sont traités de façon à être intégrés soit aux volumes principaux, à une construction annexe, à une petite construction ou à une clôture.

Les antennes, y compris les paraboles, sont intégrées dans le volume des constructions sauf impossibilité technique. Le cas échéant, elles sont positionnées de façon à réduire leur impact visuel, notamment lorsqu’elles sont vues depuis les voies ou les espaces publics.

Article 18. - Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent décret.

Article 19. - Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, le Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique et le Ministre de la Décentralisation et des Collectivités Locales sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel.

Fait à Dakar, le 15 juin 2010.

Abdoulaye WADE.
Par le Président de la République :

Le Premier Ministre,
Souleymane Ndéné NDIAYE.

ANNEXE N° 1 Tableau n° 4. - Coefficient d’Occupation du sol des parcelles aux Almadies

Secteurs  
H1
H2 H3
Sous secteurs
H1B
H1C
H1D
H2B
H2C
   
Zones
18
05-06-07-08-09
01-02-03
10-11-16-17
04
12-13-14-15
Superficie parcelle (m²) maxi
1.000
1.500
2.000
1.000
1.500
1.000
235
mini
500
750
1.000
500
750
500
 
Coefficient d’occupation du sol (COS) 2,5 (pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport) 2,5 (pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport) 2,5 (pour les parcelles situées le long de la route des Almadies) 2,5 (pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport) 2,5 (pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport) 2,5 (pour les parcelles de la route de l’Aéroport) 2

1,8 (pour les parcelles intermédiaires situées entre la route de l’Aéroport et la façade de la maritime Ngor)

2(sur la route des Almadies)

1,6 (pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes des Almadies de l’Aéroport et la façade maritime)

1,8 (pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes des Almadies et la façade maritime)

2(sur la route des Almadies)

1,6 (pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes des Almadies de l’Aéroport et la façade maritime)

1,8 (pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes des Almadies et l’Aéroport 1,8 (pour les parcelles intermédiaires situées entre la route de l’Aéroport et le mur de clôture de l’Aéroport
1,35 (pour les parcelles situées le long de la façade maritime de Ngor) 1,2 (pour les parcelles de la façade maritime) 1,35 (pour les parcelles situées le long de la façade maritime 1,2 (pour les parcelles situées le long de la façade maritime) 1,8 (pour les parcelles situées entre la route de l’Aéroport) intermédiaires

ANNEXE N° 2 Tableau n° 5. - Coefficient d’Emprise du sol des parcelles aux Almadies

Secteurs
H1
H2
H3
Sous secteurs H1B H1C H1D H2B H2C  
Zones
18
05-06-07-08-09
01-02-03
10-11-16-17
04
12-13-14-15
Superficie parcelle (m2) maxi
1.000
1.500
2.000
1.000
1.500
1.000
235
mini
500
750
1.000
500
750
500
 
Nombre de niveau maximal pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport sur la route des Almadies R+4 soit cinq niveaux pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport pour les parcelles situées le long de la route de l’Aéroport  
R+5 soit niveaux R+5 soit 6 niveaux sur la route des Almadies R+4 soit 5 niveaux R+5 soit 5 niveaux R+5 soit 6 niveaux sur la route des Almadies R+4 soit 5 niveaux R+5 soit 6 niveaux    
pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes de l’Aéroport et la façade maritime de Ngor R+3 soit 4 niveaux pour les parcelles situées entre les routes des Almadies et la façade maritime de Ngor R+3 soit 4 niveaux pour les parcelles intermediaires situées entre les routes des Almadies et la façade maritime de Ngor R+3 soit 4 niveaux pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes des almadies et la façade maritime de Ngor R+3 soit 4 niveaux. pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes de l’Aéroport et le mur de clôture de Ngor R+3 soit 4 niveaux pour les parcelles intermédiaires situées entre la route de l’Aéroport et le mur de clôture de l’Aéroport  
sur la façade maritime de Ngor soit 3 niveaux sur la façade maritime R+2 soit 3 niveaux sur la façade maritime R+2 soit 3 niveaux sur la façade maritime R+2 soit 3 niveaux pour les parcelles intermédiaires situées entre les routes des almadies R+3 soit 4 niveaux.

de l’Aéroport R+3 soit 4 niveaux